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Randonnées en moto

Enfant, les motos me fascinaient, elles sont pour moi plus de cinquante ans après toujours le moyen le plus agréable pour voyager et ce quelles que soient les conditions climatiques.

 Dans mon entourage familial, rouler sur deux roues n’était envisageable que pour de courtes balades à vélo. J’entendais les adultes dire que ces idées saugrenues de rouler sur ces engins du diable disparaîtraient rapidement et que pas plus que cette musique de sauvage, les Beatles, une motocyclette rentrera dans la famille.

 Il n’en fut rien, au grand dam de tous. Une fois mes 18 ans, j’effectuais des jobs d’étudiant afin de prendre des cours de pilotage moto.

 Apprendre à rouler à moto, n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. Apprendre le contre braquage est une chose, le mettre en pratique une autre, surtout lorsqu’un obstacle imprévu survient.

 En 1978 ou en 79 j’ai eu le plaisir d’enfourcher ma première moto, une Honda 400N.

 Je n’ai aucune souvenance du nombre de km parcourus avec elle, je ne l’ai gardée qu’une année.

 Naviguant sur des pétroliers, tous les quatre mois j’avais deux mois de congé et j’acquis une moto sportive afin de sillonner les routes de France et de la Suisse principalement.

 Après quatre mois de mer, virevolter dans les cols des Alpes ou Pyrénées étaient nécessaires à mon équilibre. Après avoir passé plusieurs fois le cap Horn et autres coins tumultueux de la planète mer, la découverte des paysages montagneux sur ma Ducati Darmah me paraissait une activité bien paisible.

 J’ai fait plus de 200000 km avec cette moto avant de la revendre pour une Ducati 900 Mike Hailwood une moto ultra-sportive pour l’époque. Même pas de démarreur électrique pour faire vibrer son moteur. Un simple kick pour lancer ce bicylindre de 900 cm3. Bien que le bouilleur ne développait que 70 chevaux, les 200 km par heure étaient atteints très facilement. Certes, il y avait déjà des limitations de vitesse mais pas de radars, ou tellement peux. Époque ou le mot liberté avait encore un sens.

 Avec l’instauration des nouveaux permis moto, je n’aurais jamais pu passer aussi rapidement d’une 400 à une 900. Certes, les motos actuelles sont plus puissantes, mais à l’époque pas d’ABS ou autre aide à la conduite. Former les pilotes motos et conducteurs voitures est important, mais il y a lieu de le faire dans un climat autre que répressif.

 Un peu avant l’an deux miles, j’ai été contraint pour des raisons professionnelles de mettre entre parenthèses mon plaisir moto et de n’utiliser que des quatre roues, à l’époque je roulais avec BMW K100RS. Cette moto je l’utilisais au quotidien pour me rendre au travail.

 Par la suite, en voiture, j’ai roulé entre autres avec des Lotus Elise, j’en ai eu deux une S1 et une S2, mais jamais je n’ai retrouvé ce plaisir éprouvé à moto jusqu’au jour où… J’ai reposé mon séant sur la selle d’une Honda Varedero 1000. < /p >

 Mon contrat de travail se terminant, j’ai dû remettre mon véhicule de société. Je me suis rendu à Veurne pour voir ce que le garage Volvo pouvait me proposer comme véhicule. Je ne suis jamais arrivé jusqu’à ce garage. Sur le chemin mon regard fut attiré par un garage Honda moto, le « Motorcenter Westhoek ».

 Une fois la porte ouverte, je me suis retrouvé dans une ambiance typiquement motard. Nico et son épouse Brigitte m’ont proposé de racheter une Varadero pour me remettre en selle.

 Cela fait plus d’un an que je roule avec. Les premiers tours de route ne furent pas évidents, surtout le premier rond-point. Mais en un an, j’ai fait un peu moins de 20000km à son guidon et maintenant toutes les sensations sont retrouvées, ou presque. Deux chutes, à l’arrêt, une Varadero c’est fort lourd.

 Le premier avril 2013, j’ai fait une balade avec H.R.A. au départ du garage de Veurne.

 Grâce à ce club, j’ai rencontré des motards de toutes régions et visité de bien belles contrées.

 En 2013, J’ai participé a presque toutes les sorties d’un jour du club, par pluie, vent et soleil.
Le plaisir de partager ces itinéraires étaient à chaque fois présent.
 La sortie des 1001 virages fut l’une des plus belles, 14h passées sur la selle.
Le « geocaching » à partir de Dikkebus dans la région d’Ypre, fut une véritable épreuve de résistance. Le Cap Horn des motards, tellement les éléments se sont déchaînés sur nous. Mais je ne regrette nullement d’y avoir participé

 Pour 2014, je ferais des reportages de toutes nos sorties, avec photos et vidéos. Ceux-ci seront accessibles sur mon site web ainsi que mes roadbook personnels pour les partager avec vous.

 En juin 2014 j’ai revendu mon Honda Varadéro pour une nouvelle machine.
Une BMW K1600 de couleur noir. Le chant de ce six cylindres est un vrai régal.
Je me suis également inscrit à deux autres clubs de moto BMW Wallonie et AFMBMW

Peut-être nos routes se croiseront.